EDITO

L’édition 2009 des Electros d’Uzès a marqué un tournant dans l’histoire du festival. Plusieurs raisons expliquent cette évolution. Et d’abord la présence sur scène du parrain de la scène techno française, Laurent Garnier avec Scan X à ses côtés, qui confirme la place et la notoriété de l’évènement dans notre pays. D’autres artistes ont également conquis le public et notamment Paul Ritch, Surkin, dj Mehdi, Rodriguez Jr…

La fréquentation du festival a atteint des sommets avec près de 10 000 spectateurs sur trois soirs. Ce bilan nous encourage à poursuivre l’aventure en gardant cette exigence d’originalité, de diversité et de qualité dans les choix de programmation tout en maintenant des tarifs attractifs qui permettent à tous d’assister aux soirées. Cette politique de prix bas résulte d’une collaboration réussie entre Coll Productions et le Comité des fêtes d’Uzès. Ce festival doit son existence et sa pérennité au soutien sans cesse réaffirmé de la Municipalité d’Uzès et de Monsieur le Maire Jean-Luc Chapon.

Pour cette dixième édition, la programmation du festival reste accès sur la fête et la danse et propose chaque soir des univers musicaux différents.

CLAUDE VONSTROKE

Claude Vonstroke(DJ Set – Dirty Bird / Mothership – San Francisco – Californie)

VENDREDI 6 AOUT

Bio :

Certain le surnomme déjà « Monsieur Claude » parce qu’il squatte les charts du monde entier depuis quelques mois. Vient-il d’une autre planète ? Est-il le descendant d’un riche baron allemand ? Franchement peu importe car Claude Vonstroke produit en ce moment ce qu’il ce fait de meilleur en électro grâce à des beats secs qui claquent sur une production sans faille toute en finesse.

Elevé dans les faubourgs de Cleveland et Detroit, Claude Vonstroke, de son vrai nom Barclay Crenshaw, est tombé amoureux de la musique grâce au show de  Electrifying Mojo « Midnight Funk Association » sur une radio locale de Detroit. A seize ans, Barclay et son meilleur ami, Jamie Osborne, rendent visite à Juan Atkins au studio Metroplex Recordings. Ils essaient en vain de convaincre Juan Atkins de les embaucher comme ingénieurs du son. Ils comprendront peu après que  Monsieur Atkins est devenu l’un des parrains de la techno. Après quelques années de fac à New York, Claude, passionné par l’image, travaille sur quelques films à gros budgets. Puis il retourne vivre à Detroit et se replonge illico dans les musiques électroniques. Il y découvre la Drum’n’Bass. Puis il se construit une énorme plateforme de synthétiseurs et de samplers et se met à jouer en live dans des grosses soirées techno et house dans des hangars la plupart du temps.
Un an plus tard, il s’installe à San Francisco et planche sur « Intellect », un DVD de six heures dirigé et produit par lui-même dans lequel il décrit l’évolution des musiques électronique de part le monde en interviewant notamment quelques artistes incontournables tels Derrick May, Juan Atkins, Swayzak, Derrick Carter, Deep Dish, Paul Van Dyk, Theo Parish, Steve Lawler… Il mettra deux ans pour finaliser ce projet et obtiendra son diplôme de vidéaste. Pour Claude ce DVD est avant tout un outil pour les néophytes qui peut permettre de se faire une idée assez précise des musiques électroniques en peu de temps.

Après la sortie du DVD, Barclay Crenshaw  prend le nom de Claude Vonstoke et décide de créer son propre label. C’est pendant le montage « d’Intellect » que Claude rencontre Justin Martin qui l’aide à produire quelques morceaux house pour la bande originale du DVD. Crenshaw lance le label Dirtybird avec l’aide de Justin, de son frère Christian, et de leur ami Worthy. Justin Martin, Sammy D et VonStroke sont rapidement adoptés par la communauté electro, d’abord aux Etats-Unis, puis dans le monde entier. Le morceau de Vonstroke  intitulé « Deep Throat » en est à son huitième pressage, un succès qui lui a permis d’atteindre la quatrième place dans le Top 50 de Groove Magazine. Il a ensuite sorti des maxis et remix sur de nombreux labels dont Get Physical, Connaisseur, Poker Flat, Rekids… Claude VonStroke est un enfin un excellent Dj, il sait très bien jouer avec son public et faire exploser un dancefloor.

JULIAN JEWEIL

Julian Jeweil(Live – Cocoon / Form – Marseille – France)

VENDREDI 6 AOUT

Bio :

Producteur du tubesque « Air Conditionne » sur Skryptom, Julian Jeweil est également un technicien du dancefloor hors norme.

Après avoir signé un maxi sur Initial Cut, des remixes pour Oxia sur Notorious Elektro, John Dahlback aka Kaliber sur Electrochoc, Markus Lange sur Craft Music, Scan X sur Skryptöm, Julian est de retour avec trois nouvelles bombes sur Form, +8 le label de Richie Hawtin et un remix pour Moby.

GUY GERBER

Guy Gerber(Live – Cocoon / Supplement Facts – Tel Aviv – Israël)

SAMEDI 7 AOUT

Bio :

L’homme responsable de quelques unes des plus belles fins de soirées sur les dancefloors les plus cotés à travers le globe ces douze derniers mois se nomme Guy Gerber. C’est son superbe morceau enregistré sur Bedrock Records, « Stoppage Time », devenu l’hymne du Cocoon Club à l’Amnésia et du DC-10 à Ibiza, qui a vraiment lancé Guy Gerber sur la scène internationale. Les ventes du maxi ont explosé et on retrouve le morceau sur de nombreuses compilations mixées par des artistes aussi divers que Kiki, Wally Lopez et Dave Seaman. Si personne ne connaissait Guy Gerber il y a deux ans, le retard a été rattrapé depuis. C’est Sven Väth qui a repéré le premier le talent de Guy Gerber et qui le signe sur son label Cocoon dès 2006.

Guy Gerber commence à s’intéresser sérieusement à la musique à l’âge de seize ans. Membre de l’équipe de football junior de son pays natal, Israël, il commence à jouer de la guitare. Très vite, son amour du football est remplacé par une véritable passion pour la musique. Il écoute d’abord des groupes comme  Joy Division, My Bloody Valentine, Sonic Youth, Soft Cell, et Beach Boys. Ce sont ces influences qui forment aujourd’hui son goût unique pour les harmonies, mélodies aigres-douces, et les grosses lignes de basses futuristes. Il commence la production d’abord en amateur puis de plus en plus sérieusement. Il obtient le prix du meilleur « artiste électronique israélien » en 2003 par l’Association Israélienne de Musique et une récompense pour le « meilleur producteur électronique de l’année» décerné par le principal magazine de musiques électroniques israélien en collaboration avec MTV.

De ses débuts dans la productions en 2002 jusqu’à aujourd’hui et sa signature sur Cocoon Recordings, Guy Gerber a sorti ses morceaux sur des labels aussi divers que : Renaissance, Global Underground, King Street, Kinky Vinyl et Bedrock. La grande variété de ses goûts lui permet de travailler sur différents types de projets, notamment en produisant la musique pour des spectacles d’arts et de danse contemporains. Ainsi on l’a vu collaborer avec Ohad Naharin (qui est considéré comme un des chorégraphes les plus importants de ces trois dernières décennies) pour composer la musique du projet : « Playback ».

BAREM

Barem(DJ Set – Minus – Buenos Aires – Argentine)

SAMEDI 7 AOUT

Bio :

Barem incarne cette toute nouvelle génération d’artistes electro qui ont grandi dans les années 90, à l’ère digitale et utilisant des logiciels pointus comme Reason ou Ableton. Ces nouveautés technologiques leur permettent de transmettre dans leurs productions toutes leurs idées et émotions avec spontanéité. Internet leur a aussi permis de rentrer en contact avec leurs aînés sans difficulté. Ainsi, ils ont très vite pu faire écouter leur musique à un grand nombre de producteurs et ce malgré l’éloignement. Barem vit à Buenos-Aires et sa musique est plutôt destiné à un public européen.

Adolescent, Barem fait partie de plusieurs groupes plutôt orientés blues et rock. Mais il trouve que le  fait de jouer en groupe demande trop de compromis et il cherche un moyen de créer en toute liberté. C’est à ce moment là qu’il se passionne pour la « dance music », la musique de club. Sa fascination pour certains producteurs électroniques l’emmène à se procurer du matériel de création musicale. Il voit déjà la techno comme une certaine forme d’art.

Il commence à expérimenter tout en achetant les disques des labels qu’il adore comme 7th City, Plus8, Perlon, Spectral et bien sur Minus. Après s’être procuré l’équipement de base (sampler, boîte à rythmes, logiciels…), il produit et envoie ses premiers morceaux. Il se rend compte alors des  difficultés pour produire de la techno en Argentine. Il n’y a  pas ou peu de soirées, pas d’argent… Il n’est pas loin de tout laisser tomber mais l’aide psychologique de certaines de ses idoles l’aidera à persévérer.

En 2005, il sort le fameux « Suki » sur Unfound Sound et le morceau est playlisté par toutes ses idoles. La même année, il rencontre Richie Hawtin à Buenos-Aires, Richie l’encourage à continuer et lui fait des louanges sur ses productions. Il sort le EP « Campo Madness » en mai 2006 et, là encore, les critiques sont dithyrambiques. La même année sort la compilation Min2max (Minus) sur lequel on retrouve « Opal » un titre démo que Barem avait envoyé à Richie Hawtin quelques mois plus tôt. Ce sera le déclencheur ultime puisqu’à partir de là Barem se retrouve propulsé sur le devant de la scène, surfant sur la vague minimale qui est alors à son apogée. Barem tournera aux USA et en Europe pendant plus de deux ans sans s’arrêter.

Fin 2007 Minus sort son EP « Never Better Than Late » qui cimente sa réputation et l’assoie comme maître du genre. Son maxi est d’une puissance et d’une beauté rarement égalée. Proche des techniques de productions initiées par les Dub Masters Jamaïcains, Barem utilise beaucoup de reverb, de delay, d’écho pour créer un espace à l’intérieur duquel il peut placer percus, mélodies, nappes…. Sa marque de fabrique.

Pour Barem, le plus important est de garder une certaine simplicité, de rester proche des racines du mouvement minimaliste, et de continuer à être passionné.

LAZY LATE KIDS

Lazy Late kid(DJ Set – Basserk / Impulsif records – Montpellier)

DIMANCHE 8 AOUT

Bio :

A l’origine issu du hip hop, le duo Lazy Late Kidz est présent sur le devant de la scène depuis plus de cinq ans et s’est progressivement dirigé vers la musique électronique et la production.

Dans leurs jeunes années ils mixent aux cotés de Jennifer Cardini et s’acoquinent avec Nicolas Cuer et son label « impulsif », leur permettant alors de faire de nombreuses dates. Puis en 2008 ils signent sur le label néerlandais « Basserk records » et sortent un premier morceau « Steeve Anthem » sur la compilation « Some tunes 2 » (2008). S’ensuit un maxi « 15h01 » et une tournée à l’étranger, notamment au Amsterdam Dance Event (2009).

Enfin, en 2010, ils sortent deux nouveaux morceaux sur la compilation « Some Tunes 3 et 4 » et de nombreux remix. Pour définir leur son, eux même citent comme influences Modeselektor, Erol Alkan ou encore les mixes des 2 manydjs. Un mélange de leur passé aux sonorités hip hop savamment mélangé à un son « made in french » que l’on ne peut qualifier de plus actuel et ravageur.

FEADZ

Feadz(DJ Set – Ed Banger records – Paris – France)

DIMANCHE 8 AOUT

Bio :

Originellement issu du hip hop, Fabien Pianta, alias Dj Feadz, est sans conteste l’un des producteurs / dj les plus brillants de l’Hexagone. Ce scratcheur fou se fait connaître en premier lieu pour sa contribution a l’album « Analog Worms Attack » de Mr Oizo, dont il forge en partie le son novateur.

Grâce à deux maxis audacieux sortis sur BPitch Control, le label dirigé par la dj star Ellen Allien, Feadz prend ses aises en tant que producteur et rentre de plein pied dans la scène electro techno.

Entre « dancefloor post french touch », breakbeat expérimental et dextérité hip hop, Feadz anticipe l’explosion Ed Banger avec deux ans d’avance. C’est donc en toute logique que Pedro Winter le signe avec son amie Uffie, rappeuse lolita pour laquelle il produit des tubes imparables. Avec son EP « Happy Meal » sur Head Banger Records et des remixes pour Boys Noize ou Justice, ce maniaque des platines n’a pas fini de faire parler de lui.

TEENAGE BAD GIRL

Teenage Bad Girl(Live – Citizen records – Paris – France)

DIMANCHE 8 AOUT

Bio :

Comment survivre à la « french touch 2.0 » quand on a été l’une de ses grosses claques ? Le cas du duo français (et masculin) Teenage Bad Girl, qui sort son deuxième album, pourrait servir de manuel d’exemple aux jeunes générations électroniques. Rappel des faits.

En 2007, Teenage Bad Girl sort Cocotte, sur Citizen (le label de Vitalic, mais pas que), un disque croisant l’énergie punk des débuts des deux garçons (dans des groupes de rock), les rythmes breakés du hip-hop barré et l’efficacité dancefloor d’une techno mi french-touch (première école), mi Detroit oldschool. Résultat? La presse s’affole, le public suit en s’entassant sur la piste de dance sur leurs beats décomplexés et leurs tracks dévastateurs sont playlistés par Chloé, Justice, Erol Alkan, Digitalsim, Mylo, John Lord Fonda, Boys Noize, Yuksek, Dj Hell, Arthur Baker, Ewan Pearson… Déjà un peu avant ça, le buzz montait, après un premier maxi et un remix des Scissor Sisters (du tube «I Don’t Feel Like Dancin’ ») aussi vrillé que percutant. Il faut dire que le duo a ça dans le sang, le rock’n'roll. Guillaume Manbell et Greg Kazubski, soit les deux Teenage Bad Girl jouaient dans des groupes punk avant de fricoter avec l’électronique. Le Parisien Guillaume a en effet commencé une école de batterie à 8 ans et la guitare un peu plus tard avant de publier en 2004 ses productions électro élaborées sur une vieille version de Cubase sur son propre label, Archibell. Son maxi house « It’s Been Too Long » sous le pseudo Alyoa se fait remarqué illico sur les blogs et forums électro qui comptent et vient jusqu’aux oreilles de Greg Kazubski, alors étudiant à Grenoble, qui lui aussi produit des tracks de son côté. Guillaume raconte « J’avais rencontré Lifelike qui m’a fait un remix, je partageais des morceaux dont les miens sur soulseek, et quand quelqu’un téléchargeait mes morceaux, j’allais lui parler, c’est comme ça que j’ai commencé à parler à Greg. »

Greg, qui collectionne les synthétiseurs analogiques, avait entendu parler d’un certain Alyoa, né comme lui en 1982, et déjà boss d’un label! En échangeant leurs morceaux, c’est le coup de foudre immédiat. « On avait les mêmes références, très french touch, Daft Punk, Alan Braxe, Cassius, Motorbass, Superdiscount, se souvient Greg. On aime tous les deux la mélodie, on n’essayait pas de faire des morceaux dansants pour être dansants. Et puis on avait un passé ‘punk’ en commun. Je jouais de la batterie dans un groupe de rock après dix années de conservatoire au piano, dont il m’est resté une certaine haine de l’académisme (mais pas de la musique classique) ».

Teenage Bad Girl naît de cette amitié, en 2005, empruntant son nom à un film américain des années 50, « une histoire de fille qui sombre dans l’alcool » qu’ils n’ont toujours pas vu (« peut être s’agit il d’un navet, blague aujourd’hui Guillaume). «Hands Of A Stranger» et «Ghost House», leurs premiers titres sortent chez Archibell Records. S’en suivent des remixes pour Goose, Boys Noize, Chromeo et Felix Da Housecat et un Cocotte 2.0 comprenant l’album original et dix remixes.

En 2008, coup de théâtre, Greg sort un maxi solo sous le nom de Kazyo, « Teenage Bad Girl is Dead » chez Archibell, et tout le monde croit le duo fini. A tort. C’est que les deux empêcheurs de danser en rond ont entre autres traits communs (outre un certain goût pour les visuels à la fois naïfs et subversifs, comme ceux de Parra pour leur premier LP), le même humour potache et le même esprit rebelle.

En vrai, Teenage Bad Girl n’est pas mort, au contraire. En témoigne ce second album, au titre moderne, Zip! (clin d’œil amusé au piratage de disque, qu’on télécharge en .zip), au son vivifiant.

Plus pop et chanté que Cocotte, l’album est porté par la voix vocodée de Greg et les featurings de Rye Rye, Todd Fink (le chanteur de The Faint, sur « Black Hole ») et Illa J (le frère de J Dilla). On y retrouve l’efficacité techno des débuts, le goût pour les triturages en tout genre (qui évoquent parfois Aphex Twin) mais plus facile d’accès, Zip! A opté pour l’ouverture et une certaine simplicité. « Cocotte était difficile à écouter en entier, tant on y avait mis plein de trucs différents, avoue Greg. Sur Zip!, on a plus essayé d’aller vers la bonne idée, que de vouloir casser la rythmique à tout prix. On n’était moins systématiquement à la recherche du morceau club, ce disque peut plus s’écouter à la maison. Il y a tellement de morceaux clubs qui n’ont pas d’âme qu’on a voulu se concentrer sur la mélodie. On a beaucoup écouté les Beach Boys et Georges Delerue, ça a du nous influencer. »

Du coup, le nouveau Teenage Bad Girl n’a en rien compressé son énergie et regorge de tubes évidents à l’image du dance-house « Tonton Funk », du très rock « Black Hole », de la scie électro breakée maximale « Flight Night » ou de « Keep Up With You » (du Stardust version 80′s). Mais on y trouve aussi une ballade discoïde minimale (« Heart Zero Beating », du Tangerine Dream 2.0), l’hédoniste et popisante ritournelle hip hop « Sonsy Girl » ou le slow synthétique mélancolique Backwash (Eric Serra rencontre La Boum en 2010). Ou comment grandir sans renoncer à ses premières amours…

Ambitieux, le duo prépare actuellement avec le collectif Digital Slaves un live très visuel dont la scénographie tournera autour d’une harpe laser qu’ils ont fait spécialement fabriquer pour eux. Bref, les Teenage seront bientôt des grands.

KAVINSKY

Kavinsky(Live – Record Makers – Paris – France)

DIMANCHE 8 AOUT

Bio :

Kavinsky meurt dans un accident de voiture en 1986 au volant de sa Testarossa. En 2005, il réapparaît ressuscité, mais en zombie. Il sort alors son premier EP « Teddy Boy ». Il se produit ensuite un peu partout sur toute la surface du globe, jouant sa musique à ses disciples. Les foules se réunissent pour être témoins du miracle : même mort, Kavinsky était toujours vivant !

Son deuxième EP, « 1986 », voit le jour en 2007. Cette même année, ses potes robots de Daft Punk l’invitent à les ouvrir pour leur tournée « Alive », et A-Trak lui organise une tournée américaine au volant de sa Testarossa, désormais réparée. Après avoir découvert le monde entier à travers ses yeux rouges, Kavinsky prend retraite dans son studio afin de préparer son premier album.

2010 : le zombie à la gueule d’amour revient avec un nouveau maxi. Après trois ans de travail en studio pour son album à sortir, Record Makers et Kavinsky décident de sortir « Nightcall » en avant-goût. « Nightcall » est la première chanson de Kavinsky, un duo entre le zombie et sa petite amie interprétée par Lovefoxxx, la chanteuse de CSS. Le morceau est produit par Guy-Manuel de Homem-Christo et mixé par SebastiAn. Le remix de ce morceau, signé par le mystérieux Dustin Nguyen, est une chanson pop que tout le monde pourra apprécier, de votre petit neveu à votre arrière grand-mère.

Sur l’autre face, Kavinsky propose le somptueux « Pacific Coast
Highway », au long duquel la police poursuit une voiture fantôme sur cette autoroute californienne mythique. Ce morceau est remixé par Jackson, le véritable parrain du « son électronique français 2.0 ». Sa version épique de neuf minutes est déjà un classique.

Les quatre morceaux qui composent ce maxi représentent à la perfection ce son français qu’on nous envie : sensuel, épique et romantique.

DEE JAY JANOZ

Dee Jay Janoz(DJ Set – Famille Electro records – Carcassonne)

SAMEDI 7 AOUT

Bio :

Dès le début des années 90, Dee Jay Janoz organise ses premiers évènements soucieux de produire des artistes de qualité et innovant avec des artistes house et techno. Depuis cette manière de produire devient « sa marque de fabrique ». A ce jour il assure la programmation du Festival Surrealizm à Carcassonne où se croisent arts multimédias et musiques électroniques.

Comme dj,  il mixe dans un premier temps soul, funk, house et techno de façon très énergique. Rapidement il intègre les résidences de clubs, joue aux cotes d’artistes de renommée internationale et se spécialise dans les sets freaky house et techno.

En 2003, il réalise sa première compilation minimale house sur le label Lace et devient l’un des dj’s réguliers des soirées « No Dancing please » de l’emblématique club parisien le Pulp aux côtés de Chloé, Clément, Jef K, Nova Twins, Dyed Soundorom…

En 2006, il fonde le label Famille Electro Records et sélectionne un catalogue dont la qualité ne cesse de progresser avec des signatures comme Mindcurve, Mark O Sullivan, Sarah Goldfarb, Krilo, Alton Miller, Punky Wash, Jobb, Manuel Perez, Nice. Il produit également quelques maxis et remix pour le compte du label.

Vingt ans de passion construisent ses sets teintés de raretés électroniques, house, techno et minimal.